Halluin - chapelle Notre-Dame de Grâce

 
contact@chapelles.org  
  ACCUEIL
   
 
 
Halluin -Notre de Grâce (avant sa reconstruction)
 

 

Quelques principes généraux de restauration

Une restauration n'est pas une reconstruction, encore moins une reconstitution ou une réinvention.

Les travaux doivent donc se limiter au strict minimum. Dans toute la mesure du possible les matériaux anciens doivent être laissés en place ou en cas d'impossibilité remplacés par des matériaux de même type, éventuellement de récupération (par exemple une toiture en zinc, si elle est d'origine, ne doit pas être remplacée par de la tuile).

Il faut respecter les techniques de construction originelles, ne pas remplacer un mortier à la chaux par du ciment (proscrire le ciment blanc !) ou à l'inverse ne pas rejointoyer à la chaux là où il n'y en a jamais eu. Respecter les modules des joints.

Par voie de conséquence les artéfacts industriels sont à écarter a priori : une porte préfabriquée en bois exotique n'a rien à faire dans un bâtiment ancien. Les menuiseries doivent être restaurées à l'identique par des artisans menuisiers, en utilisant autant que faire se peut les essences de bois d'origine.

Même remarque pour les sols : ne pas remplacer un dallage en pierre bleue ou un pavement de briques par des carreaux de grès cérame.

Ne pas céder à la mode du soi-disant « authentique ». Les chapelles étaient toutes à l'origine enduites à l'intérieur, à la chaux ou au plâtre, et souvent décorées de peintures murales ou de fresques ; mettre les murs à nu est donc une erreur que rien ne justifie sur le plan historique. Les enduits doivent donc dans toute la mesure du possible être laissés en place, réparés in situ ou tout au moins refaits à l'identique en s'inspirant des vestiges encore en place.

Si des traces de décor mural subsistent, les faire restaurer par des restaurateurs qualifiés.